Grossesse et post-partum en Allemagne

@mamaorhum et moi étions enceintes en même temps (1 mois et demi de différence). Une grossesse en Angleterre, une grossesse en Allemagne. On s’est vite rendu compte de nombreuses différences durant nos nombreux échanges. Après que Mama O’Rhum vous ait donné une idée de la grossesse en Angleterre, j’aimerais maintenant vous faire découvrir, à travers une série d’articles, ma grossesse, mon accouchement et mon post-partum en Allemagne. Dans ce premier article, je décris de façon factuelle ces 3 étapes. Les prochains articles aborderont comment j’ai vécu ces étapes.

Apprendre qu’on est enceinte peut être intimidant, surtout dans un autre pays. Heureusement, le système de santé allemand est très bien avec des installations de bonne qualité, du personnel bien formé et qui parle souvent anglais, et de nombreux choix à toutes les étapes de la grossesse. L’assurance maladie allemande, Krankenkasse, couvre une grande partie des soins et du congé maternité. L’Allemagne est un bon endroit pour devenir mère, avec de nombreux bénéfices et un congé parental généreux pour les deux parents.

Le suivi

Mes règles, normalement très ponctuelles, sont en retard et j’ai mal aux seins. Je fait un test urinaire de grossesse, acheté à DM, une fameuse chaîne allemande de drogueries. Il est négatif ! J’attends un peu, mais toujours pas de règles. Je vais chez ma médecin : la secrétaire médicale me fait une prise de sang pour vérifier. En Allemagne, les prises de sang sont en effet directement faites dans le cabinet médical, puis envoyées dans un laboratoire d’analyse. Les résultats sont transmis au médecin, qui les donne ensuite au patient durant un rendez-vous. Le lendemain, j’ai donc rendez-vous avec ma médecin : les résultats sont positifs. Je suis enceinte ! 

Ma médecin, qui faisait mon suivi gynécologique jusqu’à maintenant, ne peut pas faire un suivi de grossesse. Elle m’oriente vers un gynécologue, Frauenartzt. Mais avant, j’ai alors le droit à une autre prise de sang : toxoplasmose, rubéole, hépatite B et test d’incompatibilité fœto-maternelle (rhésus / anticorps). 

Mutterpass – Photo par Erik Streb

Je reçois aussi le Mutterpass, littéralement le passeport de mère : un petit carnet où toutes les informations sur ma grossesse (historique, examens, échographie, prise de sang, accouchement, etc) sont renseignées. Je dois toujours avoir ce petit carnet avec moi. Comme pour le livre orange de Mama O’Rhum, c’est le seul moyen de liaison entre les différents professionnels, rien n’est transmis électroniquement et il me permet d’accoucher dans n’importe quel établissement. Je devrais garder ce carnet après la naissance car il sert aussi pour une future grossesse.

Suivi prénatal par le gynécologue

Trois semaines plus tard, j’ai rendez-vous chez le gynécologue. Après examen gynécologique, il me fait une échographie transvaginal de datation : on voit le fœtus et on entend le cœur battre. Je suis bien enceinte! 

Le gynécologue me pose des questions sur mon historique, répond à mes questions. Il aborde un peu l’aspect nourriture et me dit surtout de faire attention avec les légumes, comme je ne suis pas immunisée contre la toxoplasmose. Il me donne des boîtes de compléments alimentaires, contenant en particulier de l’acide folique. Et il m’explique la suite. Le terme est prévu à 40 SA en Allemagne, contre 41 SA en France. J’aurais des rendez-vous de contrôle toutes les 4 semaines, jusqu’à 26 semaines d’aménorrhée (SA), ensuite toutes les 2 semaines, puis tous les 2 jours une fois le terme dépassé. 

Chaque rendez-vous chez le gynécologue commence par un tour aux toilettes. Je marque mon nom sur un petit pot, fais pipi dedans, le donne à la secrétaire médicale qui fait un test par bandelette réactive. Ensuite elle me pèse, prend ma tension et me fait les prises de sang (quand nécessaire). J’attends ensuite en salle d’attente le rendez-vous avec le gynécologue, qui est généralement assez rapide : deux-trois questions, je me déshabille pour un examen gynécologique (taille utérus, col, etc) et ensuite (si besoin) échographie. 

3 à 7 échographies, Ultraschall, sont remboursées pour les grossesses à faible risques : 8-12 SA, 18-24 SA (vérification des organes), 28-32 SA (estimation du poids à la naissance, etc). Le test de dépistage prénatal de trisomie n’est pas obligatoire, ni remboursé. Si on souhaite le faire, la clarté nucale est mesurée pendant l’échographie de 8-12 SA et une prise de sang est réalisée au même rendez-vous pour doser des marqueurs sériques (protéines du sang).

En plus de la première analyse sanguine, il y aura deux autres analyses de sang : chlamydia, toxoplasmose / anticorps. Un test de diabète gestationnel est aussi fait effectué à 24-28 semaines, par un test de tolérance au glucose. Je dois venir un matin à jeun, la secrétaire médicale me fait boire une mixture sirupeuse (50g de glucose dans 200ml d’eau) et prélève mon sang après une heure. Cela permet de vérifier si le taux de sucre dans le sang et si le corps l’a correctement assimilé. Si le taux est trop haut (15-23 % des cas), un test sur 3h est effectué. À 30 SA, le gynécologue me fait aussi un test vaginal de présence de Streptocoques B.

À partir de 30 SA, les rendez-vous chez le gynécologue finissent par un monitoring foetal, de 30 minutes, pour mesurer les contractions de Braxton-Hicks et les battements cardiaques.

Sage-femme

Le suivi de grossesse peut aussi être fait en totalité (sauf échographies) ou partiellement par une sage-femme, Hebamme. Elle suit aussi le post-partum. Il est recommandé de chercher une sage-femme rapidement car elles prennent souvent peu de patientes à la fois. L’assurance maladie couvre 12 séances prénatales avec une sage-femme, des visites journalières jusqu’au 10 jours du bébé et 12 séances dans les 8 semaines après. 

Je trouve rapidement une sage-femme qui parle français et décide de faire une partie du suivi avec elle. Je peux ainsi alterner les rendez-vous de suivi entre elle et le gynécologue. Durant les rendez-vous avec elle, à la maison, elle mesure le ventre (pas d’examens vaginales) et prend ma tension. Une partie des rendez-vous est consacrée à la préparation à la naissance et la suite. Elle répond à mes questions et me conseille sur l’allaitement, la maternité, elle m’oriente vers un cabinet de sage-femmes pour des cours de yoga prénatal et les cours de préparation à la naissance, elle me donne des listes de trucs à prévoir pour le bébé et le post-partum, etc.

Préparation à l’accouchement

La caisse d’assurance maladie rembourse un cours de préparation à la naissance pour la mère. Le père, s’il souhaite y participer, paye sa part qui peut ensuite être remboursé par sa caisse. 

On a choisi de faire un cours sur un week-end (14h sur 2 jours), organisé par une sage-femme, avec une douzaine d’autres couples. Pendant le cours, la sage femme nous a expliqué le déroulement de l’accouchement (avec illustrations, faux bébé, etc), nous a montré des techniques de relaxation et gestion de la douleur, et comment gérer un nouveau-né. Elle a répondu aux nombreuses questions et doutes des participants, et aidé à mettre en place une cohésion au sein mais aussi entre les couples. Un groupe WhatsApp s’est formé à la suite du cours et on se retrouve avec les autres mamans régulièrement : mon 1er groupe de Mamans.

J’ai aussi suivi un cours de yoga prénatal à partir du 4e mois et jusqu’à 2 semaines avant accouchement. C’était un bon moyen d’avoir une activité physique douce régulière tout en respectant le corps et ses changements et consacrer un moment dans la semaine à moi, ma grossesse et ma connexion avec mon futur bébé. J’y ai appris aussi des techniques de respiration et gestion de la douleur. Une partie des cours était aussi consacrée à nos questions, nos problèmes et la formatrice nous apportait un soutien bienvenu. 

Où accoucher?

Comme en Angleterre, l’Allemagne propose 3 lieux possibles d’accouchement : 

  • à la maison : une sage-femme, souvent celle qui a fait le suivi, vient pour aider à mettre au monde le bébé directement à la maison. Ce mode de naissance offre un environnement familier et confortable, mais en cas d’urgence, la parturiente est transféré à l’hôpital. La naissance à la maison n’est pas encore la norme (contrairement aux Pays-Bas), mais est plus répandu et acceptée qu’en France. Je connais ainsi plusieurs femmes qui ont fait ce choix. Ma sage-femme a aussi évoqué l’idée pour une prochaine grossesse. 
  • en maison de naissance : établissement tenu par des sages-femmes. À mi-chemin entre accouchement à la maternité et à la maison, ces centres offrent une atmosphère plus détendue, pour des accouchements physiologiques. Il n’y a pas de médecins sur place.
  • en maternité : l’accouchement à l’hôpital offre des salles d’accouchement (Kreißsaal), des docteurs de garde, accès à la péridurale (PDA en Allemand) et un service d’urgence en cas de césariennes (Kaiserschnitt) et autres problèmes. Les familles restent généralement au moins 3 nuits après un accouchement par voie basse et au moins 5 nuits après une césarienne.  

Ces 3 options sont remboursées par l’assurance maladie. Quelque soit l’option choisie, une sage-femme qualifiée est là pour accoucher le bébé et l’accouchement physiologique est la norme. Les docteurs interviennent seulement en cas de problème. 

Ne me sentant pas prête pour un accouchement à la maison, je souhaitais accoucher en maison de naissance. Malheureusement, il n’y en avait pas dans la ville où j’habite. J’avais donc le choix entre 3 maternités.

Chacune propose une soirée d’information où les équipes présentent leur installations et leur services et répondent aux questions. Ma sage-femme me conseille une maternité, ayant le label “ami des bébés”. Après visite, on est aussi conquis : grandes salles d’accouchement avec de grands lits, baignoires, possibilité d’accouchement dans l’eau, etc.

Salle d’accouchement où j’ai accouché

À 30 SA, je prends rendez-vous pour l’enregistrement. Durant le rendez-vous, à 36 SA, nous discutons avec une sage-femme de la maternité du type d’accouchement souhaité, allaitement, etc. Tout est noté, pour éviter de faire ça au milieu de la crise du travail. Pas besoin d’écrire un projet de naissance non plus.

Accouchement et séjour à la maternité

Je perds les eaux au milieu de la nuit. On va à la maternité en taxi avec le Mutterpass et nos sacs. L’accouchement, dont le récit sera le sujet d’un prochain article, est rapide et sans complication.

2 heures après la naissance, on est conduit dans le service maternité, Wochenstation. Normalement je devrais partager une chambre avec une autre accouchée, et nos bébés. Mais comme il y a peu de monde, on a une chambre famille, avec un lit double, où mon conjoint peut rester. Une super option pour faciliter les premiers jours ensemble.

Des infirmières, Schwester, viennent régulièrement peser notre fille, vérifier ma pression sanguine, m’informer de la visite de docteurs et servir le seul repas chaud, le déjeuner. Les sage-femmes et infirmières sont aussi d’une grande aide pour montrer des gestes de soins du bébé ou pour l’allaitement.

Durant le séjour à la maternité, une gynécologue vérifie mon état et ma fille est examiné par un pédiatre pour l’examen U2. Les nouveau-nés, bébés et enfants sont régulièrement examinés par un pédiatre au cours d’examens appelés Untersuchung. Ces examens sont recommandés voire obligatoires dans certains états allemands : U1 à 2-4 h de vie, U2 à 3-10 jours, U3 à 3-10 semaines, U4 à 3-4 mois, U5 à 6-7 mois, U5 à 10-12 mois, U6 à 10-12 mois, U7 à 21-24 mois, U8 à 4 ans, U9 à 5 ans, U10 à 7-8 ans, U11 à 9-10 ans, J1 à 12-14 ans et J2 à 16-17 ans.

Ces bilans de santé des enfants visent à s’assurer que les anomalies et les maladies sont identifiées le plus rapidement possible, en particulier ce qui met en danger le développement physique et mental normal de l’enfant. Les résultats des différents examens U sont notés dans un petit carnet jaune, le Kinderuntersuchungsheft. Ce carnet sert seulement pour ces examens. Il n’y a pas de carnet de santé général, où tout est noté. Un carnet de vaccination international (jaune) sera donné lors des premiers vaccins.

Après 3 nuits à la maternité, nous avons le feu vert pour rentrer chez nous. On part avec une ordonnance pour de la vitamine D pour bébé, de l’iode et du fer pour moi, des échantillons pour soins du bébé, mon Mutterpass et le Kinderuntersuchungsheft

On y retournera plusieurs fois par la suite pour des rendez-vous avec une conseillère en lactation et un café allaitement, où des mères viennent pour parler de leur difficultés d’allaitement. La maternité offre en effet un très bon suivi, incluant une hotline spéciale allaitement, joignable 24h/24, particulièrement utile pendant les crises en milieu de nuit.

Post-partum

Démarre alors la période post-partum, appelée Wochenbett. Pendant 6 semaines, les nouvelles mères ne sont pas censées faire grand chose, seulement se reposer et s’occuper de leur bébé. Les pères sont incités à rester à la maison grâce à une généreuse politique de congé parental, décrites plus bas. 

Ma sage-femme vient tous les jours pendant les 10 premiers jours, le pèse bébé, vérifie mon état de récupération et nous aide dans les soins du bébé. Elle nous conseille l’huile d’amande pour masser bébé, l’Heilwolle pour les rougeurs de couches. Elle nous montre aussi comment donner un bain, comment prendre soins du bébé, comment porter bébé en écharpe, etc. On aborde aussi plus tard la diversification alimentaire et des concepts d’éducation. Elle m’aide aussi dans les débuts (difficiles) de l’allaitement, me montre comment faire un cataplasme de quark pour les seins douloureux, comment faire pour limiter les frottements sur les tétons avec une bande et des coussinets d’allaitement, me recommande des tisanes et des positions d’allaitement pour gérer l’abondance de lait. Elle me parle aussi de sexualité et contraception. 

Huit semaines après accouchement, j’ai rendez-vous chez le gynécologue pour vérifier si mon utérus s’est remis de la grossesse et l’accouchement, mais aussi pour mettre en place la contraception. 

Trois mois après l’accouchement, je commence la rééducation post-accouchement. En Allemagne, pas de rendez-vous chez un kinésithérapeute ou une sage-femme en individuel. La rééducation se fait via un cours (Rückbildungskurs) de 10 séances, organisé par une sage-femme avec une dizaine d’autres femmes. Pendant 1 heure, on fait différents exercices pour renforcer le périnée mais aussi les abdominaux et autres muscles. C’est aussi l’occasion de rencontrer d’autres femmes. COVID-19 oblige, le cours a eu lieu en ligne via Zoom mais une fois le confinement fini, on a quand même pu se rencontrer et on se voit régulièrement depuis : un 2e groupe de Mamans.

Démarches et paperasse

L’Allemagne est connue pour de lourdes démarches administratives et nombreux papiers à remplir. La grossesse et la naissance d’un bébé n’y coupent pas.

En début de grossesse, le gynécologue fait une attestation de grossesse qui doit être transmise à l’employeur. J’ai ensuite eu un rendez-vous avec mon supérieur pour passer en revue les conditions de travail et voir s’il fallait les adapter et comment. J’ai aussi pris rendez-vous avec Pro familia, l’équivalent du planning familial, pour avoir des conseils sur les démarches à faire. En parallèle, le service des ressources humaines de mon travail, l’assurance maladie et l’organisme en charge des avantages sociaux (Landesamt für Besoldung und Versorgung) m’ont envoyé de nombreux documents, brochures et magazines sur la grossesse et les démarches. On s’y perd vite quand on ne maîtrise pas bien l’allemand. J’ai donc particulièrement apprécié la check-list de 4 pages, envoyée par mon employeur, avec un tableau récapitulatif des papiers à envoyer et quand.

Avant l’accouchement, comme nous ne sommes pas mariés, nous sommes allés à l’Office de protection de la jeunesse (Jungendamt) faire une reconnaissance de paternité anticipée (Vaterschaftsanerkennung) et une déclaration de garde conjointe (Sorgerechtserklärung). En effet, dans le droit allemand, un enfant de parents non mariés n’est initialement sous la garde que de la mère, même s’il y a reconnaissance de paternité. Le père ne peut alors pas prendre de décisions, par exemple, médicales sans l’accord de la mère. Le rendez-vous se fait en présence d’une traductrice assermentée. Ces papiers sont particulièrement importants à la naissance pour que le père puisse enregistrer l’enfant à la maternité et ainsi obtenir un certificat de naissance (Geburtsurkunde).

En Allemagne, les femmes salariées ont le droit à un congé maternité, Mutterschutz, payé à 100% du salaire (une part par l’assurance maladie, compensée par l’employeur) de 6 semaines avant le terme et 8 semaines après la naissance. Pour l’obtenir, une attestation de prévision du terme fournie par le·a gynécologue doit être transmise à la caisse d’assurance maladie et à l’employeur.

Trouver un moyen de garde en Allemagne est particulièrement difficile, surtout à l’ouest de l’Allemagne. Il y a très peu de crèches qui acceptent des enfants la première année et les nourrices sont peu répandues. Il est commun que les parents, enfin surtout les mères, s’occupent de leur enfant au moins la première année, en prenant un congé parental, Elternzeit. Ce congé parental peut durer jusqu’à 3 ans par enfant et doit être pris avant le 3ème anniversaire de l’enfant. Pendant ce congé, les salariés ne sont pas obligés de travailler et sont protégés contre le licenciement. Il faut informer l’employeur 7 semaines avant le début du congé.

Durant le congé parental, les employés ne sont par contre pas payés. Pour compenser la perte de salaire, il est possible de demander une allocation parentale, Elterngeld, payée par le gouvernement. La période de référence de l’allocation est de 14 mois si chaque parent prend au moins 2 mois (12 mois sinon). Généralement, l’allocation est de 66% des revenus précédents, avec un minimum de 300€ et maximum de 1 800€ par mois. Il est possible de toucher seulement 33% de la perte de salaire et de doubler ainsi le nombre de mois d’allocation, tout en travaillant (ou non) à temps partiel (Elterngeldplus).

Comprendre ce système et calculer les allocations auxquelles on a le droit est un vrai casse-tête. Il existe même des calculateurs en ligne pour cela. Dans notre cas, on s’est fait aider par Pro Familia. On a décidé :

  • Mon conjoint : 2 mois de congé avec Elterngeld (1 à la naissance et 1 au 6e mois), 5 mois avec Elterngeldplus pendant lesquels il travaille à 75% (le maximum autorisé pour toucher cette allocation)
  • Moi : 7 mois de congé avec Elterngeld, 5 mois avec Elterngeldplus pendant lesquels je travaille à 20%

La demande d’allocation est un processus fastidieux avec un dossier d’une dizaine de pages à remplir et de nombreux documents à fournir.

Le gouvernement fournit aussi une allocation familiale, Kindergeld, pour chaque enfant de la naissance jusqu’au moins ses 18 ans : 204€ par mois (pour les 2 premiers enfants) et plus par enfant à partir du 3e. Cette allocation est plutôt facile à obtenir via une demande par papier.

Toutes ces allocations doivent être demandées seulement une fois le certificat de naissance reçu (environ 3 semaines après la naissance). On avait préparé tous les dossiers avant la naissance, pour éviter de faire toutes ces démarches dans la précipitation après. 

Une fois l’acte de naissance reçu, on a aussi pu enregistrer notre fille sur notre caisse d’assurance maladie, mais aussi la demande de transcription de l’acte de naissance allemand pour  obtenir un acte de naissance français auprès de l’ambassade de France en Allemagne.

La dernière démarche importante est de trouver une crèche. Dans notre ville, les crèches ne peuvent pas être visitées individuellement, seulement lors de portes ouvertes. Elles sont rencensés via un service de la ville, qui centralise toutes les informations et les demandes. Trouver une crèche n’est déjà pas une mince affaire, mais ça se complique quand les parents souhaitemt travailler à temps plein. En effet, beaucoup de crèches ferment en début d’après-midi. De plus, les demandes d’inscriptions, à maximum 3 crèches, se font seulement une fois l’enfant né et une fois par an. Sur le service en ligne, on a cherché alors une crèche qui ferme le plus tard possible et on a fait notre demande d’inscription dès la naissance de notre fille. On a ensuite croisé les doigts. 

Ma conclusion

J’ai vraiment apprécie le suivi pre- et post-natal en Allemagne, en particulier la combinaison suivi par gynécologue et suivi par sage-femme. Cela m’a permis d’avoir 2 visions. J’ai aimé que l’accouchement physiologique soit ici la norme. J’ai l’impression de ne pas avoir eu besoin de défendre mes choix, et pas besoin de faire un projet de naissance. Le suivi post-partum avec une sage-femme qui vient à domicile est tellement important et utile. Globalement, le suivi en Allemagne est donc rassurant, on se sent bien prise en charge. Je me suis aussi rendue compte que je maîtrisais plus d’allemand que je pensais. Ce qui est particulièrement utile quand il faut gérer toutes les démarches. Mais ces efforts valent le coup : un congé parental décent où les deux parents peuvent prendre du temps pour s’occuper et voir grandir leur bébé.

Relu par @ponoodle et @mamaorhum. Photo par Bérénice Batut, disponible sur Flickr.

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